Gouffre par Sanjec

Publié le par Ek-Sistére

Conte sur la mort, les cycles et les choses oubliées.

Couplé à dans la symbolique de l'eau.

 

 


Sur les rives noires de ces mers vagabondes,

Nous croissons.

Anonymes et pâles, en guenilles et haillons,

Aux lèvres la bave et l’écume

De nos vaines tentatives d’expression.

 

Sous le fracas des lames de ces mondes-vagues,

Nous remuons.

Oubliés loin, enterrés profond,

Qu’on ne devine jamais dans ces failles sans son

Les légions de regards levés vers la surface.

 

Aux aubes pluvieuses et aux matins d’orage,

Nous nous levons.

Traversons les averses et arpentons les draches,

Allons visiter notre engeance vive, humaine et crasse.

 

Et dans les crépuscules moites

De ces heures saumâtres où nous vous croisons

Vous pensez juste que la pluie vous arrache un frisson.

Mais nous sommes les morts qui marchent.

 


Publié dans TEXTS

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K. 30/06/2010 23:16


Très beau texte. Les choses oubliées, pourrissantes qui errent indéfiniment dans les eaux sombres y sont très bien décrite mais ou dans quels mots apparaissent les "cycles" qui se renouvellent sans
cesse dans la moiteur?
Bien à toi


Gero 30/06/2010 18:20


Comme la plupart de tes textes Max, je les aime de plus en plus à force de les lire et les écouter. Chapeau (très haut) bien bas!