Woda

Publié le par Ek-Sistére

Voici un tableau réalisé en commun avec Emrod ...

Un texte d'Enkaris l'accompagne, d'autres sont à venir...mais celui ci met dans le bain....
bonne nage...

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Il était une fois...

Il était une fois une planète bleue,

Perdue dans un univers mystérieux,

Si bleue, qu'elle fascina nos yeux,

Et que sa seule vue nous fit heureux

 

Nous fumes tant envoutés

Par la beauté de ses eaux submergés,

Que nous n'avons pas remarqué,

L'étincelle qui dans son sein brillait.

 

Le source avait engendré,

Les premiers êtres étaient nés,

La vie était en train de germer,

Les vivants allaient émerger.

 

La vie fut palpitante,

La mort était sa composante ,

Pas le moins du monde une tourmente,

Juste un retour à l'attente.

 

Les vivants flamboyaient, chatoyant,

Qui de plume ou d'écailles luisant,

Qui de griffes et de crocs puissants,

Qui de par vitesse ou par force triomphant.

 

Mais un être issu de la terre,

Apparu dans la misère,

Pour lui ni griffe, ni croc, ni tanière,

Sa mère l'avait laissé nu comme ver,

 

Il en conçu quelques rancœurs,

Et ne se satisfit pas des fleurs,

Il avait bien trop peur,

Il lui fallait se prouver sa valeur,

 

Alors il domestiqua le feu,

Il cru qu'ainsi il serait heureux,

Mais c'était encore trop peu,

Il voulu être le meneur de jeu.

 

Méprisant les vivants,

Les écrasant sous son séants,

Les Dieux qu'il s'inventa le justifiant,

Il se plaça au centre, en tout puissant.

 

Il raconta ces farces à ses enfants,

Pour qu'ils croient être au dessus des vivants,

Son orgueil croissait continuellement,

Son nombre aussi allait de l'avant.

 

Pour lui croitre et prospérer était le bien,

Et ce qui l'en empêchait le malin,

Il n'a pas vu que c'était son lendemain,

Qui s'étiolait entre ses mains.

 

Il s'insurgea des humains morts,

Il laissa les insectes à leurs sorts,

Il fit de l'humanisme un mot très fort,

Et rejeta longtemps ses torts.

 

Aujourd'hui, au bord du gouffre

Il prend enfin conscience que la terre souffre,

Qu'il a pris tout ce qu'elle lui offre,

Et qu'il l'a conduite aux affres.

 

Mais encore beaucoup ne pensent qu'aux humains,

Ne s'inquiètent que de leur genre anodin,

Ce n'est pas cela qui nous donnera un demain,

Mais le respect de chaque vivant, patte dans la main.

 

Notre lumière est dans notre obscurité,

Notre salut, dans l'humilité,

 

Il n'est pas trop tard, et ce n'est pas trop tôt,

Pour se réconcilier avec les animaux,

 

Il n'est pas trop tard, et ce n'est pas trop tôt,

Pour accepter les insectes et les plantes comme nos égaux.

 

Il n'est pas trop tard et ce n'est pas trop tôt,

Pour rayer de notre vocabulaire, « nuisible » cet affreux mot.

 

Il n'est pas trop tard et ce n'est pas trop tôt,

Pour devenir ami de la terre, et trouver l'ensemble beau.

 

Il n'est pas trop tard et ce n'est pas trop tôt,

L'avenir est à présent notre lot.


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Publié dans VISUELS

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Swann 31/08/2009 00:36

Énorme la métamorphose et texte vraiment sympa !

Joli les filles !